SÎDI TAÏB, L’OR PUR !

samedi 5 décembre 2020

SÎDI TAÏB, L’OR PUR !

Yâ Seyyidî !

Ô bien-aimé fils de Zeynab et de Chérif Habîb l’héritier de Jallal-ud-dîn Mahmûdî,

Peut-être c’est ton âme bénie qui m’annonçait en pleine nuit son voyage pour mardi,

Sinon comment comprendre cette étrange et insistance pensée de la veille qui me dit :

Demande à quelqu’un si Chérif ton maître et ami s’est bien remis de sa maladie.

Aussitôt j’ai contacté sur Facebook un dévoué tijâne aux savoirs soufis approndis,

Ibrahima Kane et puis Mountaga Ly fils de Ousmane sous les yeux duquel vous avez grandi.

Quatre décennies durant, il a servi la sainte zawiya pikinoise d’un engagement dégourdi.

Sur l’image jointe à mon message, il apparaît avec fierté derrière ton joli visage arrondi.

Mais personne n’était en ligne pour répondre et me séparer d’un cœur qui s’alourdit.

Puis sommeil au milieu duquel ce rêve, puis réveil après lequel cet audio maudit.

Le noble de sang et de rang venait de suivre les archanges de la félicité en ce primidi.

Quoique stoïque devant la surprise du décret divin, me voici tristement coi et abasourdi.

Yâ Habîbî !

Ô père de Habîb, fils de Habîb, petit-fils de Habîb, fierté du Sénégal et de Ain-Mâdi,

J’envie ton privilège de naissance tout comme la janâza dirigée par Seyid Habîb de M’hamadî.

Honte à moi le dépourvu de grade dans cette hiérarchie de la tarîqa qui s’applaudit !

Heureusement que je compte sur mon amour pour toi qui m’a toujours ragaillardi,

Car je suis devant la porte de Abul-Abâss, espérant que l’accès ne me sera pas interdit.

Avec la bâb-ul-mahabba, le désert de mon cœur de pécheur peut muter en oasis reverdie.

Ô Sîdi Taïb !

Par la pureté de ton nom, tu as incarné l’esthétique de l’âme qui resplendit.

Par ce nom, tu ravivais le souvenir du premier calife qui foula cette terre d’érudits,

Cette terre natale qui t’aime et t’aimera jusqu’au jour où apparaîtra le Mahdi.

Du Fuuta au Njàmbur, du Saalum au Ndukumaan, on te chante avec la même mélodie,

Car tu y as été le superviseur de la Tijâniya dont le succès n’a jamais été contredit.

Chérif Taïb, l’or pur !

Ta noblesse toroodo et chérifienne forment un bijou rare dans l’héritage Mouhamadî.

Je chanterai tes louanges sur la crête du Djebel Amour avec des rimes en psalmodie.

Par le désert de Laghouat, je viendrai me recueillir à Kourdane où je braverai le soleil de midi.

Et puis je passerai par les couloirs du palais où la reine Aurélie Picard s’affichait en organdi,

Pour savourer les sublimes instants vécus par les chorfas dans les salons de ce lieu-dit.

Plaise à Dieu qu’ils soient tes heureux compagnons dans les jardins du paradis,

Sous l’ombrage du Sceau des saints que seuls contredisent les esprits étourdis,

Par la grâce de la meilleure Créature sur qui je prie pour que ma foi ne tombe en discrédit !

J’arrête cette piètre élégie faite au nom de la jeunesse tijâne, en attendant des poètes des textes inédits.
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